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Privilégier nos entreprises d’ici plutôt
que d’exporter notre électricité aux Américains

Favoriser l’utilisation de l’énergie par des entreprises situées en sol québécois génère plus de richesse pour le Québec que la simple exportation de cette ressource. Cette conclusion provient du rapport publié par l’Institut du Québec (IDQ) en date du 14 juin 2022, financé en partie par l’Association de l’aluminium du Canada et auquel l’AQCIE a contribué.

Un contexte énergétique en pleine évolution

Dans un contexte de transition énergétique et de transformations structurelles à l’échelle mondiale, le secteur de l’énergie est appelé à évoluer de façon importante au cours des prochaines années. Au Québec, ces changements accéléreront la demande pour notre électricité verte et les surplus d’Hydro-Québec seront appelés à disparaître au cours des prochaines années, selon les prévisions de la société d’État.

La société québécoise devra ainsi faire face à de nombreux défis quant à l’allocation judicieuse de son électricité. En amont de ces grandes tendances, l’AQCIE a donc choisi de s’impliquer dans cette étude de l’IDQ qui vise notamment à réfléchir aux meilleurs usages de l’électricité propre produite par le Québec.

Pour les grands consommateurs d’électricité, ce questionnement est d’autant plus pertinent alors qu’Hydro-Québec désire accroître ses exportations vers les États-Unis, au moment même où la société d’État annonce son indisponibilité à répondre aux attentes des projets industriels à grands besoins énergétiques. On peut voir, par exemple, une récente déclaration ministérielle à l’effet qu’il n’y aurait plus que 400 MW disponibles pour les projets industriels dans la grande région du Saguenay-Lac Saint-Jean et ce, alors qu’Hydro-Québec cherche à s’engager pour vendre notre électricité de manière ferme à long terme pour près de 20 TWh/an auprès de consommateurs américains (lire l’article). Un questionnement quant aux priorités d’Hydro-Québec s’impose.

Des conclusions probantes

Les conclusions du rapport de l’IDQ sont claires : fournir de l’électricité aux entreprises d’ici est plus rentable économiquement et socialement pour le Québec que de l’exporter.

Dans un contexte de resserrement de l’offre et de la demande en électricité, le rapport propose donc un cadre d’analyse et des critères pour identifier les utilisations les plus porteuses pour la création de richesse et la décarbonation. L’AQCIE appuie cette démarche qui s’inscrit dans la volonté de protéger le tissu industriel du Québec et d’assurer sa pérennité.

Pour sa part, Hydro-Québec n’a pas tardé à réagir au rapport de l’IDQ, soulignant au passage que plusieurs de ses conclusions étaient justes, mais que l’analyse comportait une lacune importante quant aux prix utilisés pour les exportations d’électricité. Or, les chiffres de l’étude de l’IDQ sont fondés sur des données publiques provenant, notamment, d’Hydro-Québec même.

Le développement industriel : un vecteur d’enrichissement

Les auteurs du rapport de l’IDQ appellent Hydro-Québec et le gouvernement à privilégier une approche équilibrée dans l’attribution des blocs d’électricité du Québec.

Il importe de se poser les bonnes questions et de bien s’outiller pour y répondre dans une perspective d‘avenir économique et social.

Alors que les exportations contribuent aux profits d’Hydro-Québec, le maintien et le développement industriel est un vecteur d’enrichissement pour le Québec tout entier.

Vous pouvez consulter le texte paru dans le journal les Affaires à ce sujet ici.

Vous pouvez également consulter le communiqué de presse publié par l’IDQ ainsi que les études en version courte et longue ici.

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L’AQCIE appelle à un gel tarifaire dans l’attente d’un examen indépendant par la Régie de l’énergie

Alors que l’ensemble de la société québécoise fait face à des défis d’envergure, notamment en matière de hausse effrénée des coûts, l’augmentation générale des tarifs d’électricité estimée à au moins 5,1 % à compter du 1er avril 2023 n’est aucunement justifiable. Cette hausse anticipée des tarifs représenterait un sommet en plus de 15 ans et vient s’ajouter à celle de 2,6% qui entrera en vigueur dans quelques semaines, soit en date du 1er avril 2022.

Rappelons que les hausses tarifaires annuelles exigées par Hydro-Québec sont désormais arrimées aux taux d’inflation à la suite de l’adoption du projet de loi no. 34 en 2019, une législation du gouvernement de la Coalition Avenir Québec qui soustrait également Hydro-Québec Distribution à l’examen annuel de ses tarifs devant la Régie de l’énergie.

Quant aux clients industriels de grande puissance d’Hydro-Québec, leurs tarifs applicables ont subi une augmentation cinq fois plus importante au cours des deux dernières années (2021-2022) que celle observée lors des quatre années antérieures à l’adoption du projet de loi no. 34.

Dans ce contexte d’accélération inflationniste, l’AQCIE, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante et Option consommateurs se sont donc mobilisés afin de demander un gel des tarifs d’Hydro-Québec, et ce, tant que le gouvernement du Québec ne soumet pas la société d’État à un examen rigoureux de ses tarifs de distribution devant la Régie de l’énergie.

Vous pouvez lire le communiqué de presse émis par les trois associations en date du lundi 14 mars 2022 en cliquant ici.

Deux poids, deux mesures

Les entreprises du Québec sont actuellement aux prises avec une multitude d’enjeux pour demeurer concurrentielles, ne pensons qu’aux difficultés d’approvisionnement, à la hausse des coûts et à la pénurie d’employés, pour ne nommer que ceux-là.

Or, la situation est tout autre pour Hydro-Québec qui engrange des revenus records dans un contexte de monopole, avec plus de 3,5 milliards $ de profits en 2021, soit une augmentation de 50 % par rapport à l’année précédente.

La hausse prévue d’au moins 5,1 % en 2023 des tarifs généraux d’électricité des Québécois contribuerait à accentuer cette tendance, en se traduisant par des revenus additionnels de l’ordre de 600 millions $ dans les coffres de la société d’État. Une situation qui équivaut à autoriser des profits déraisonnables au détriment de l’ensemble des consommateurs d’électricité du Québec.

Manque de transparence

L’AQCIE appelle à rétablir le processus indépendant rigoureux de fixation des tarifs d’électricité par la Régie de l’énergie qui permet d’empêcher Hydro-Québec de charger plus à sa clientèle que ce dont elle a besoin pour assurer ses services aux clients québécois. Une réforme nécessaire pour contrer l’opacité des décisions prises par Hydro-Québec, en assurer sa saine gouvernance et pour promouvoir la défense véritable des intérêts des consommateurs d’électricité du Québec.

Les partis d’opposition à Québec ont également fait part de leur vive opposition dans ce dossier en demandant un gel des tarifs au cours des derniers jours et en rappelant l’importance de redonner à la Régie de l’énergie son rôle de protection des consommateurs vis-à-vis Hydro-Québec. Plusieurs commentateurs de la scène politique et économique ont également souligné l’incongruité de lier les tarifs d’Hydro-Québec à l’inflation et ont déploré l’élimination du rôle d’un organisme indépendant comme la Régie pour déterminer les réels besoins d’Hydro-Québec.

L’AQCIE a été invitée à commenter cette situation dans les médias. Voyez, entre autres, les articles de journaux suivants et les entrevues télé et radio accordées par son président, Jocelyn B. Allard.

En somme, l’augmentation des tarifs d’électricité en fonction de l’inflation est une mesure arbitraire qui ne tient pas compte des besoins réels de la société d’État et qui se fait au détriment du bien-être des individus et des entreprises. Les clients d’Hydro-Québec ont besoin d’un gel tarifaire et non du choc qui s’annonce si l’on maintient l’indexation actuelle à l’inflation.

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Le Soleil - 14 mars 2022
Marie-Soleil Brault

Des associations appellent à un gel des tarifs d’Hydro «pour contrer l’inflation»

La Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), Option consommateurs et l’Association québécoise des consommateurs industriels d'électricité (AQCIE), demandent un gel des tarifs d’Hydro-Québec, tant que le gouvernement du Québec ne réintroduit pas la société d’État devant l’examen annuel de la Régie de l’énergie «pour s’assurer que les consommateurs ne paient pas plus que le nécessaire».

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QUB Radio - 14 mars 2022
Mario Dumont

Hausse des prix de l'électricité: Hydro-Québec est le grand gagnant dans cette affaire, dénonce le président de l'AQCIE

Entrevue avec Jocelyn B. Allard, président de l'Association québécoise des consommateurs industriels d'électricité ACIE: anticipant «une augmentation tarifaire générale d'au moins 5,1 % à compter du 1er avril 2023.

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La Presse - 14 mars 2022
La Presse Canadienne

Opposition aux hausses tarifaires calquées sur l'inflation

Trois organismes font front commun pour réclamer un gel des tarifs d’électricité d’Hydro-Québec après que la société d’État ait annoncé qu’elle les augmenterait cette année et en 2023 en les alignant sur le taux d’inflation.

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Le Fil Noovo 17 - 14 mars 2022
Michel Bherer

Opposition aux hausses tarifaires calquées sur l'inflation

Parce qu'en 2019 le gouvernement legault a choisi d'arrimer les augmentations de tarifs d'hydro-québec à l'inflation, les partis d'opposition réclament un gel pour donner un peu de répit aux québécois. - ça va être très important que le gouvernement recule et qu'il dise qu'il va geler les tarifs d'hydro-québec et qu'il va revoir la façon de faire et qu'il va redonner les pouvoirs de la régie de l'énergie. - on a proposé de mettre un gel des tarifs d'hydroélectricité.

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Radio-Canada - 14 mars 2022
La Presse Canadienne

QS accentue la pression sur Québec pour le gel des tarifs d’électricité

La pression s'accentue sur le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) afin qu'il gèle les tarifs d'électricité.

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Le Journal de Montréal - 14 mars 2022
Agence QMI

Appel pour un gel des tarifs d’Hydro-Québec

La hausse de 5 % du prix de l'électricité attendue pour l'année prochaine pourrait accabler encore plus les ménages et les entreprises du Québec déjà fortement touchés par l'augmentation générale du coût de la vie.

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Les Affaires - 14 mars 2022
La Presse Canadienne

Opposition aux hausses tarifaires d'électricité calquées sur les taux d'inflation

Trois organismes font front commun pour réclamer un gel des tarifs d’électricité d’Hydro-Québec après que la société d’État ait annoncé qu’elle les augmenterait cette année et en 2023 en les alignant sur le taux d’inflation.

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TVA Nouvelles - 14 mars 2022
Agence QMI

Inflation: entreprises et consommateurs appellent au gel des tarifs d'Hydro-Québec

La hausse de 5% du prix de l'électricité attendue pour l’année prochaine pourrait accabler encore plus les ménages et entreprises québécoises déjà fortement touchés par l’augmentation générale du coût de la vie.

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CBC - 14 mars 2022
Canadian Press

Groups call for freeze on Hydro-Québec rates

A coalition of business and consumer groups is asking for a freeze on Hydro-Québec electricity rates, after the state-owned company announced it plans to raise rates this year and next in line with inflation.

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CTV News - 14 mars 2022
Canadian Press

Opposition parties pressuring Quebec government to freeze hydro rates ahead of March 22 budget

Pressure is mounting on the Coalition Avenir Québec (CAQ) government to freeze hydroelectricity rates

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Une entente entre deux monopoles aux frais des consommateurs d’électricité du Québec

Les médias ont été nombreux cette semaine à rapporter la vague d’opposition face à l’entente conclue entre Hydro-Québec et Énergir visant la conversion des systèmes de chauffage au gaz naturel vers la biénergie dans l’optique d’aider le Québec à atteindre ses objectifs de réduction de gaz à effet de serre (GES).

L’accord en question prévoit une compensation financière atteignant 400 millions $ versée par Hydro-Québec à Énergir afin de compenser cette dernière pour la perte de revenus qui en résultera au cours de la période 2022 à 2030. À ce montant, il faut ajouter une compensation additionnelle de plus de 700 millions $ pour la période de 2031 à 2036, l’entente entre les deux monopoles s’appliquant pour une période initiale de 15 ans.

En plus de cette compensation, la mesure proposée entraîne des coûts supplémentaires pour Hydro-Québec que les consommateurs d’électricité du Québec devront assumer pour les décennies à venir.

Pour ces derniers, le tout se traduira, en 2030, par une hausse annuelle de 1,4 % de la facture d’électricité de l’ensemble des clients d’Hydro-Québec, à laquelle continuera de s’ajouter l’augmentation liée à l’inflation, déjà imposée par la loi.

Les audiences étant en cours cette semaine à la Régie de l’énergie, les détails de cet accord sont maintenant connus du grand public. Et l’opposition rencontrée y est vive de la part de groupes de consommateurs, comme d’environnementalistes.

« Encore une fois, on se sert des consommateurs de gaz et d’électricité pour atteindre des objectifs gouvernementaux » − Jocelyn Allard, président de l’AQCIE

Au cours des derniers jours, l’AQCIE est donc présente et active dans le cadre des représentations à la Régie. Outre l’incohérence financière de la contribution entre deux monopoles, l’AQCIE s’oppose également à l’entente en démontrant, rapports à l’appui, que la conversion du gaz vers la biénergie électricité-gaz naturel n’est pas l’option la plus efficiente pour le Québec pour décarboner ses bâtiments.

Le prix que devront payer les clients d’Hydro-Québec, dont les membres de l’AQCIE, pour la réduction de GES provenant de l’entente excède grandement le prix sur le marché du carbone ainsi que les coûts de mesures alternatives de réduction de GES. Pour l’AQCIE, il importe que la Régie rejette cette entente et privilégie des outils plus avantageux au bénéfice de l’ensemble de la collectivité québécoise.

Vous pouvez accéder aux articles parus cette semaine en cliquant
sur les liens ci-dessous :

La Presse, 21 février 2022
Hélène Baril


La facture augmentera pour
les clients d’Hydro-Québec

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Le Devoir, 22 février 2022
Ulysse Bergeron


L’aide d’Hydro-Québec à Énergir est critiquée

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Le Journal de Montréal, 21 février 2022
Olivier Bourque


Hydro compte verser 400 M$ à sa concurrente

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